Polonaise, allemande, suisse, française. Quatre cultures qui se sont mêlées avant même ma naissance, et qui ont fait de moi quelqu'un de profondément sensible aux questions d'appartenance, de déracinement et de transmission. Parenthèses du Monde est née de cette histoire-là.
Lire mon manifesteMes origines sont multiples — polonaises, allemandes, suisses — et mon histoire familiale est, comme tant d'autres au siècle dernier, marquée par les frontières franchies, les langues changées, les ancrages perdus puis retrouvés.
On ne grandit pas indemne dans une famille comme celle-ci. On apprend très tôt que la culture n'est pas un décor, mais un tissu qui se transmet, se perd parfois, se réinvente toujours.
J'ai compris jeune que se sentir d'ici ou d'ailleurs n'a rien d'évident — c'est un travail, une attention de tous les jours. C'est cette conviction qui irrigue, encore aujourd'hui, tout ce que je construis avec la Parenthèse.
J'ai vécu en Allemagne, puis en Angleterre. Deux pays voisins du mien, et pourtant deux mondes radicalement différents dans la manière de manger, de parler, de travailler, d'être ensemble. Ces années m'ont profondément marquée.
Elles m'ont montré que l'expatriation est à la fois un défi — celui de tout réapprendre, du métro au pain du matin — et une grande chance : celle de se découvrir capable, ouverte, transformée par d'autres façons de vivre.
Surtout, elles m'ont fait rencontrer des personnes très différentes, que je n'aurais jamais croisées autrement. C'est cette richesse-là — la rencontre — que je veux aujourd'hui offrir aux autres.
Je sais ce que c'est d'arriver dans un pays. De chercher ses repères, sa place, sa langue.
En rentrant en France, j'ai observé quelque chose : autour de moi, les femmes étrangères qui arrivaient dans notre pays étaient souvent isolées. Les cours de français existaient, bien sûr — mais souvent scolaires, impersonnels, peu chaleureux.
Les ateliers artisanaux existaient aussi — mais sans dimension linguistique ou interculturelle. Les sorties culturelles, encore — mais touristiques, ponctuelles, sans liens humains durables.
Il manquait un troisième lieu. Un salon, peut-être. Un cercle, plutôt. Un endroit où l'on viendrait pour apprendre — la langue, les codes, l'art de vivre — mais aussi pour souffler, partager, exister.
C'est ce que j'ai voulu créer : un cercle culturel intimiste, où l'on apprend en faisant ensemble. Où les femmes françaises et internationales se retrouvent, sans pression et sans hiérarchie.
Que vous soyez une particulière qui souhaite rejoindre le cercle, une entreprise qui cherche à accompagner ses talents internationaux, ou un·e artisan·e qui aimerait collaborer — j'ai envie d'en discuter avec vous.